Titolo: Introduzione generale
Tipo di pubblicazione: articolo
Anno di pubblicazione : 2025
Autore: Stéphane Balas, Enrico Miatto, Catherine Négroni, Mariachiara Pacquola
Rivista: IUSVEducation #26 – Supplemento
Pagine: 6-35
Data di pubblicazione: luglio 2025
Editore: IUSVE – Istituto Universitario Salesiano
ISSN: 2283-642X
Come citare: Balas, S., Miatto, E., Negroni, C., Pacquola, M. (2025). Introduzione generale. IUSVEducation, 26 Supplemento, 6-35. https://www.iusveducation.it/introduzione-generale-26-supplemento/
Paper PDF: IUSVEducation_26_Special_Issue_Balas_Miatto_Negroni_Pacquola_INTRODUZIONE_GENERALE.pdf
Introduzione generale:
Questo numero speciale apre allo studio delle relazioni tra lavoro e formazione, all’incrocio tra la densità dei saperi sul lavoro e le forme che lo caratterizzano, con l’obiettivo di interrogare le professioni della formazione e dell’educazione che lo accompagnano. Il lavoro, dimensione centrale dell’azione umana, può essere considerato, a seconda del punto di vista adottato, come un’esperienza, un’attività, un luogo di acquisizione o un punto di appoggio per lo sviluppo di competenze e qualifiche esperte. Tale riflessione è particolarmente utile e necessaria in un periodo contemporaneo in cui, in Italia come in Francia, nel primo quarto del XXI secolo, è forte la tentazione di confondere la questione del lavoro con quella dell’occupazione, e la volontà politica di strumentalizzare la formazione come leva per l’inserimento lavorativo e la lotta alla disoccupazione è molto presente. Tuttavia, in entrambi i Paesi, il campo della formazione professionale ha ereditato i contributi di diverse correnti di analisi dell’attività per la formazione (Champy-Remoussenard, 2005) e figure emblematiche di tali approcci, come Oddone in Italia o Leplat e Pastré in Francia (Pacquola, 2025). Questa eredità impone di pensare il lavoro non solo come luogo di produzione ma anche come spazio di acquisizione di apprendimenti, conoscenze, competenze, sviluppo professionale e professionalizzazione. Ciò implica definire e specificare questa attività umana, nella quale il soggetto pratica, si impegna, si confronta, a volte subisce, ma trasforma anche il contesto professionale, le sue norme e regole, affrontando situazioni lavorative che contribuisce a modellare. Considerare il lavoro in questi termini comporta una revisione dei processi educativi e formativi e delle pratiche professionali correlate, tra cui l’apprendimento in situazione lavorativa, la progettazione e il sostegno di percorsi e dispositivi formativi, l’accompagnamento in alternanza, la certificazione delle competenze, la trasformazione dei contesti professionali e la definizione delle competenze e certificazioni.
Il lavoro, dunque, come categoria epistemologica in grado di ampliare gli elementi formali della ricerca pedagogica e didattica, arricchendone le prospettive e i modelli metodologici che permettono di studiare i processi di costruzione delle conoscenze e competenze e le dinamiche trasformative dell’esperienza formativa.
In specie, le professioni educative e formative intervengono nelle attività di formazione sul lavoro contribuendo alla costruzione di saperi professionali e ai processi di professionalizzazione necessari per l’inserimento lavorativo. Operando sul luogo di lavoro, facilitano l’accesso a forme di saperi e competenze meta-cognitive, sostenendo una dimensione riflessiva dell’azione professionale. Tali professioni svolgono, inoltre, un ruolo centrale nella formazione continua, permettendo l’aggiornamento delle competenze per affrontare cambiamenti, transizioni e crisi. Queste professioni includono non solo insegnanti e formatori, ma anche tutor, educatori, pedagogisti, direttori di agenzie formative, responsabili della formazione e delle risorse umane, progettisti formativi, analisti dei bisogni lavorativi e formativi, ergonomi e decisori politici in diversi settori, dall’istruzione, alla formazione professionale, all’inserimento lavorativo, dalla produzione industriale alla salute.
A partire dalla centralità di tali figure, il volume si struttura lungo quattro assi tematici che offrono una lettura articolata del cambiamento del lavoro. […]
Introduction generale:
Ce numéro spécial ouvre sur l’étude des relations entre travail et formation au croisement de la densité des savoirs sur le travail et des formes qui le caractérisent, en vue d’interroger les métiers de la formation qui accompagnent le travail.
Le travail, dimension centrale de l’action humaine, peut être considéré, selon les latitudes à partir desquelles on l’observe, comme une expérience, une activité, un lieu d’acquisition ou un point d’appui à partir duquel se développent des compétences et des qualifications expertes.
Cette réflexion est particulièrement utile et nécessaire dans une période contemporaine où, en Italie comme en France, dans ce premier quart du XXIe siècle, la tentation de confondre la question du travail et celle des emplois, la volonté politique d’instrumentaliser la formation comme levier des politiques d’insertion et de lutte contre le chômage sont très présents. Pourtant, en Italie comme en France, le champ de la formation professionnelle possède, en héritage, les travaux de différents courants d’analyse de l’activité pour la formation (Champy-Remoussenard, 2005) et des “figures” incarnant ces démarches comme Oddone en Italie ou encore Leplat ou Pastré en France (Pacquola, 2025).
Cet héritage nous impose de penser le travail non seulement comme un lieu de production mais aussi d’acquisition d’apprentissages, de connaissances, de compétences, de développement professionnel et de professionnalisation. Mais cela implique de définir et de spécifier cette activité humaine, au cours de laquelle le sujet non seulement pratique, s’implique, se confronte et parfois subit, mais aussi transforme le contexte professionnel, ses normes et ses règles, et est confronté à des situations de travail qu’il façonne en partie.
Considérer le travail en ces termes nécessite de repenser également les processus d’éducation et de formation et les pratiques professionnelles qui y sont attachées, y compris l’apprentissage en situation de travail, la conception et le soutien des parcours et des dispositifs de formation, l’accompagnement en alternance, la reconnaissance-validation des compétences, la transformation des contextes professionnels, la conception des compétences et des certifications.
Le travail s’impose comme une catégorie épistémologique capable d’élargir les éléments formels de la recherche pédagogique et de la recherche didactique, en enrichissant ses perspectives ainsi que les modèles et les méthodologies qui permettent d’étudier les processus de construction des connaissances et des compétences, et les dynamiques transformatives qui caractérisent l’expérience de la formation au travail, sur et dans le travail.
Ainsi, s’ouvrir à une perspective interdisciplinaire qui considère les travaux de la sociologie du travail, des professions et de la formation, de la psychologie du travail et des organisations, de l’anthropologie et de l’ethnologie du travail, de la socio-linguistique du travail, de l’ergonomie, devient nécessaire et essentiel pour considérer la complexité des facteurs en présence qui contribuent à générer un champ de tension entre le travail et la formation. En même temps, il est nécessaire de considérer la résonance internationale et l’apport d’autres approches sur ces questions et les problèmes qu’elles révèlent : les théories de la connectivité, l’ergologie, l’analyse de l’activité, la didactique professionnelle, l’apprentissage sur le lieu de travail et les théories allemandes de la complémentarité dans le système dual.
Les professions de l’éducation et de la formation peuvent intervenir dans des activités de formation au travail contribuant à la construction de savoirs professionnels et au processus de professionnalisation utile à l’entrée sur le marché de l’emploi. Ces professionnels agissant sur le lieu de travail, en accompagnant des processus d’apprentissage dans les situations de travail, facilitent l’accès à des formes de savoirs et de méta-compétences qui suscitent une dimension réflexive de l’action professionnelle. Enfin, ces professions jouent un rôle central dans la formation continue, dans les parcours de mise à niveau et de requalification qui permettent à ceux qui sont déjà dans le monde du travail d’actualiser leurs compétences pour faire face aux changements, aux transitions et aux crises entre les instances de professionnalisme, les ressources personnelles et environnementales, l’innovation des pratiques de travail et d’organisation.
Il s’agit non seulement d’enseignants, de formateurs, d’accompagnateurs, de tuteurs, d’éducateurs, de pédagogues, mais aussi de directeurs d’agences de formation et de services de l’emploi, de responsables de la formation et des ressources humaines, de concepteurs de formation, d’analystes des besoins en matière de travail et de formation, de directeurs d’organisations du travail, de décideurs politiques chargés de la certification, mais aussi d’ergonomes, issus des secteurs de l’éducation, de la formation, de l’insertion professionnelle, de la production industrielle, de l’action sociale et de la santé.
À partir de la centralité de ces figures professionnelles, l’ouvrage s’articule autour de quatre axes thématiques qui proposent une lecture approfondie des transformations du travail.